Non, je ne commencerais pas par quelques lamentations sur l’automne en juillet, sur les manteaux de sortie et autre teint de navet. Désolée de te le dire si brusquement mais ici, il fait très beau, ça va, merci ! Nous allons à la plage tous les week-ends et suons à grosses gouttes après chaque activité diurne réalisée en extérieur : et oui, c’est l’été.

Quand j’étais jeune, je passais tout l’été à la plage, des journées entières : un maillot, une serviette, un paquet de clopes (ou deux), 10 balles pour m’acheter à boire et la journée passait tranquille, entre bains et roupillons.

Depuis quelques années, force est de constater que je m’emmerde vite : d’abord je suis mal installée, j’ai du sable sur mon paréo ou des petits galets à des endroits peu orthodoxes, je me baigne, retourne sur le sable, crémage, tartinage et… pffff ! Donc j’emmène du matos : un livre, des magazines, un projet tricot ou crochet en cours, mon iPhone chargé à bloc et il n’est pas rare que je m’ennuie quand même ! Et puis il me faut un paréo pour mettre sur le sable, un deuxième au cas où, une serviette pour m’essuyer, ma casquette, ma trousse de crèmes, un maillot de rechange… Tu rajoutes à ça les affaires de Chéri-Mari (serviette, paréo, crème pour sa peau de poulet fragile, magazine), une bouteille d’eau, parfois une petite boîte avec quelques fruits et… voilà à quoi ressemble notre sac de plage !

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Notre dernier vrai sac de plage a mourru en Sicile il y a quatre ans, à force d’être rempli à ras bord. Depuis, nous utilisons un sac de voyage offert par maman. Comme tu le sais peut-être nous habitons à 10 minutes à pied de la plage et en profitons dès que possible. Si tu vois une petite boulotte avec un pantalon tropical et un géant en tong et maillot flashy marcher d’un pas décidé vers la plage à midi pile, voilà, c’est nous ! Le parasol en bandoulière, ma mini-pochette avec l’essentiel (clés, lunettes, téléphone) et le giga sac qui scie l’épaule de Chéri-Mari !

Ce sac a beau être très grand, il n’en reste pas moins très peu pratique : tout est empilé à l’intérieur et il faut tout sortir pour récupérer un malheureux journal qui finit fracassé par les 3 kg de serviettes qui se trouvaient par-dessus.

Je cherche un sac de plage dans le commerce depuis des années sans jamais trouver mon bonheur. Soit les anses sont trop courtes et il ne se porte pas à l’épaule, soit il est en paille et ne ferme pas, soit il est minuscule… Et puis Greta m’a soufflé une idée folle et si on le faisait nous-même ?

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Quand j’ai commencé à y penser, j’ai tout de suite compris que pour éviter de faire une réédition home made du giga sac, il allait falloir diviser tout ça en deux : un sac chacun pour rester dans des proportions raisonnables. Un projet idéal pour éliminer les vieux tissus qui trainent qui ne sont pas si faciles à utiliser.

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Et voilà notre duo de (grands) sacs de plage ! Les fermetures éclair de 60 cm viennent de chez Eurodif, les tissus sont 100 % Ikea, bien épais pour être résistants et le patron est une invention maison. La réalisation est plutôt simple, mais si tu débutes en couture et que tu veux le tuto, demande ! Les anses bien larges rendent le port très agréable, on les adore nos sacs de plage ! Evidemment, leur couture a été un vrai plaisir : j’ai soigné les finitions, surfilé toutes les coutures (les tissus Ikea s’effilochent à mort !).

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Tu te demandes pourquoi « amoureux » ? D’abord parce que ce sont nos sacs à Chéri-Mari et moi-même, que leurs tissus se répondent (ma doublure est son tissu extérieur) et surtout parce que hier, nous avons fêté nos trois ans de mariage ! Comme les noces de froment, c'est pas très sexy et que je me voyais mal lui mouler une petite banette, j'ai décidé de lui faire un sac.

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Il semblerait d’ailleurs qu’un troisième petit sac soit nécessaire l’été prochain pour la plage… affaire à suivre !