Lectures de décembre
En ce moment, je ne peux vous montrer aucune de mes petites bidouilles vu que le week-end prochain, c'est Noël (si, si) et qu'en bon elfe, je ne dois rien divulguer des cadeaux home made avant remise en main propre à leurs destinataires. Pour vous faire patienter, un peu de lecture, ça vous dis ? Avec ce froid polaire, vous avez envie de sortir vous ? Moi non, à la place, je lis.
Sollicciano - Ingrid Thobois
Entre rêve et réalité et pourtant très concret. Un personnage évanescent : Norma-Jean et deux hommes. L'un est en prison, l'autre est enfermé dans sa relation avec cette femme. Une sensation de malaise qui s'installe à mesure que l'on comprend ce qui lie les personnages entre eux. Une écriture juste et précise. Coup de cœur de ces 3 derniers mois !
La bonté : mode d'emploi - Nick Hornby
J'ai déjà lu plusieurs livres de cet auteur qui traite avec humour du mal-être des trentenaires / quarantenaires dans le pure style anglais. Ici un couple se déchire. Le mari, cynique à souhait change radicalement de personnalité après avoir rencontré un gourou. La femme prend un amant et supporte les lubies de sa petite famille. Assez décevant sur la fin. Commencez Nick Hornby avec "Pour un garçon" (adapté au cinéma) ou "Vous descendez ?" et vous adorerez.
L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet - Reif Larsen
Un livre étonnant, ne serait-ce que par sa forme : des croquis, des annotations à toutes les pages. C'est l'histoire d'un garçon passionné de cartographie, à la limite de l'autiste-savant, dans une famille où tout le monde a un grain. Il doit recevoir un prestigieux prix de science et décide de traverser les Etats-Unis tout seul. Un peu long au démarrage, le livre est prenant mais il faut un temps fou pour le lire car chaque dessin donne lieu à une digression qui enrichit l'histoire. A tenter.
Crépuscule Irlandais - Edna O'Brien
Sur son lit d'hôpital, Dilly se souvient de son départ pour New York. Le rêve américain brisé par un amour perdu et c'est le retour en Irlande, le retour aux traditions et la vie étroite qui va avec. Plus tard, sa fille aussi partira s'installer à Londres, écrire des livres qui font scandale au pays et l'éloignent encore de sa mère. Sa fille passe en coup de vent à l'hôpital et oublie son journal intime. Dernier lien entre la mère et la fille, ce journal est le pont qui leur manquait. Un livre puissant.
Bonnes lectures !
Petit précis de droit à l'image
Dans mon métier, les images on en brasse chaque jour : photos fournies par le client, photos maquette pour propos, photos de banque d'image, photos reportage… chaque types de photo a ses propres règles qu'il faut connaître parce les enjeux sont bien réels ! Si ces règles s'appliquent en agence de communication, elles sont aussi valables pour vous, qui tenez un blog que vous illustrez de diverses photos. Je suis intervenue pour donner quelques précisions sur le sujet sur Hellocoton et on m'a suggéré d'en faire un article. Et si on faisait un petit point sur ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas faire ? On parle de droit là, avec poursuite, dommages et intérêts et tout, c'est du serieux.
Plagiat or not plagiat ?
La base, quand tout le reste est fait légalement, c'est de citer ses sources. Que vous écriviez un article, utilisiez une photo ou même vous inspiriez d'une créa trouvée sur un blog : citez ! Vous évitez ainsi le plagiat (dire c'est moi qui l'ait fait quand c'est pas le cas, bouh, c'est moche) mais attention, certains créateurs refuse même ce principe de reprise avec citation, c'est le cas de Isabelle Kessadjian et qui l'annonce très clairement sur son blog :
"L’utilisation sans autorisation de l’auteur d’une création à des fins commerciales ou à défaut en diffusion publique, sous quelque forme que ce soit, entraîne la facturation immédiate de l’équivalent de la prestation en cession de droits d’auteurs.
Copies, reproductions et diffusion interdites sans l'autorisation de l'auteur."
La solution : demander l'autorisation avant de publier. Comme ça, plus de risque.
• Libre de droit ne veut pas dire gratuit
C'est un amalgame que font souvent les clients d'agence qui ne comprennent pas pourquoi on leur facture une photo de banque d'image pourtant libre de droit. Les "droits" correspondent aux autorisations de diffusion. Les images libres de droits sont utilisables partout, pour des travaux commerciaux ou pas mais il existe une foultitude de droits des images comme les droits gérés par exemple où on vous autorise à diffuser l'image pour un temps donné, pour le web, seulement pour un journal à X milliers d'exemplaires… Une fois la question du droit réglé, reste le prix car, oui, il faut acheter ce droit de diffusion qui est aussi le moyen pour l'auteur de la photo d'être rémunéré pour son travail.
La solution : acheter des visuels pas chers (Fotolia en propose à partir de 5 €) ou trouver une banque d'image vraiment gratuite (en bonus à la fin de l'article
• La photo maquette ou échantillon
Pour les agences, ces images servent à proposer une maquette graphique au client, à montrer ce que ça pourrait donner. Toutes les banques d'image vous permettent de télécharger gratuitement un exemplaire de la photo choisie en basse définition (qui suffit généralement pour le Web !) , la plupart du temps avec "watermark", c'est à dire avec le nom de la banque d'image incrusté dans l'image. L'utilisation de cette image gratuite est pourtant restreinte. Getty vous le dit (si vous cherchez bien) "uniquement utilisé à des fins personnelles, non commerciales, en tant qu'échantillon". Ces images sont donc à proscrire de toute diffusion Web : même en tout petit, même en illustration, même en citant les sources : vous n'avez pas le droit !
La solution : l'oublier.
• Enfreindre la loi ?
Sur Internet, on a une petite tendance à la filouterie (je parle bien hein on dirait un politique !). Pas mal de pratiques illégales se sont normalisées notamment avec la musique, les films, même si la loi Hadopi est en train de faire changer les choses. Et puis, toi là, derrière ton écran, en pyjama, personne te voit piquer une image. En fait si : adresse IP, compte Facebook relié, Compte Twitter, adresse mail avec nom et prénom… avec tous ces éléments, il est assez facile de retrouver qui se cache derrière un blog ou un site. Et puis surtout, vous risquez des poursuites et cela peut coûter très cher!! "Getty Images se réserve le droit d'engager des poursuites en cas d'utilisation non autorisée de cette image ou de ce plan-séquence. Si vous enfreignez nos droits de propriété intellectuelle, vous pouvez être tenu responsable des dommages réels, pertes de revenus et bénéfices résultant de votre utilisation de cette image ou de ce plan-séquence et, le cas échéant, des frais de recouvrement et/ou de dommages et intérêts pour un montant maximal de 150 000 dollars (USD)".
• Les Créatives Commons : la solution ?
Dits "CC" pour les intimes, ce sont des alternatives au bon vieux Copyright. Il existe de nombreux degrés de licences CC plus ou moins restrictives. La plus intéressante c'est "Paternitié" on peut tout faire en citant simplement l'auteur, idéal pour nos petit blogs. Celui à bien comprendre c'est "partage selon condition initiales" ou "partage à l'identique" où vous pouvez tout faire mais il vous faudra la proposer sur le Web sous la même licence (pas question d'en interdire le téléchargement par exemple !).
• Vous avez aussi des droits !
"Toute personne a, sur son image et sur l'utilisation qui en est faite, un droit exclusif qui lui permet de s'opposer à sa reproduction sans son autorisation expresse et spéciale". Je ne sais pas si ça vient de mon métier mais je n'autorise jamais les utilisations de mon image. Car oui, que ce soit votre visage, celui de vos enfants ou même la photo d'une de vos créations, vous pouvez vous opposer à sa reproduction et ou diffusion publique. Et vous pouvez aussi gentiment demander à ce que votre nom / votre blog soit cité.
La solution : une petite watermark sur vos photos (on en voit déjà beaucoup sur les blogs).
Je vous avais prévenues, le droit, c'est pas folichon. Combien ont tenu jusqu'ici ? Pour les courageuses (ou celles qui comme moi, lisent très bien en diagonale), en cadeau bonus, voici deux adresses de banques d'images, pas très riches, certes mais totalement gratuites et libres de droit (ce qui ne vous empêche pas de lire les petites caractères et d'être vigilantes) :
Morgufile
Stock.xchng
Parce que les cours de droit de la communication et droit à l'image sont loin, je me suis aidée de quelques site pour vous pondre ce petit article, mes sources donc :
http://www.lookimage.com/droit/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:R%C3%A8gles_d%27utilisation_des_images
http://www.bepub.com/view_fiche_pratique.php?id_fic=18
http://www.droit-image.com/
http://isabellekessedjian.blogspot.com/
http://www.flickr.com/creativecommons/
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/deed.fr
Crédits photos : fedegrafo/Morguefile
Lectures de septembre
Lili lit sans répit : dans le RER, dans le métro, à midi, au lit.
Bref, je lis. Je lis tellement que pour éviter de me ruiner, je vais à la bibliothèque où je suis classée "lecteur gourmand" Si, si, c'est vrai. J'ai le droit d'emprunter plus de livres que les autres avec pour seule condition de ne jamais être en retard dans les rendus. Pas de souci de ce côté là, parce qu'en plus de lire beaucoup, je lis vite. Je me suis dis que j'allais vous faire partager mes lectures, de temps en temps. Enfin, seulement celles qui m'ont plus. Je suis sympa hein ?
Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti.
En se rendant chaque jour au cimetière, une jeune veuve tombe sous le charme d'un agriculteur sexy qui vient fleurir la tombe de ses parents. Uune écriture simple, une vraie belle histoire d'amour où le mode de vie urbain afronte la vie à la campagne. Les deux personnages principaux nous racontent l'histoire, chacun de son point de vue. C'est moderne, c'est drôle, c'est nordique. C'est l'amour est dans le pré.
Les chaussures italiennes - Henning Mankell.
Un homme vit isolé sur une micro-île. Il a mis sa vie en pause, il y a des années, après un drame et vit au ralenti. Puis son amour de jeunesse débarque, mourante et l'entraine dans une série d'événements. Un peu fastidieux, on prend pas mal de détour pour arriver à… pas grand chose. Le personnage est lâche, un peu fourbe, difficile de le suivre. Mais la plume est belle, les paysages décris sont grandioses. Une histoire un peu tarabiscotée à mon goût.
Les larmes de Tarzan - Katarina Mazetti.
On retrouve les narrateurs multiples, les différences de points de vue, les deux univers antinomiques. Une histoire d'amour entre une mère célibataire qui galère et un jeune beau riche sans souci. Les enfants font les 400 coups, l'ex-mari aussi. Attachant et drôle.
Le maltais de Bab-el-Khadra - Claudde Rizzo.
Un jeune maltais de Tunis, peu instruit mais roi de la rue, découvre l'éducation grâce à sa vieille tante érudite. Sur fond historique avec le parler authentique et la mixité sociale, on pleure, on rit en suivant ce jeune garçon qui découvre la vie. Un livre nostalgique de la vie dans un quartier populaire de Tunis au temps du protectorat et d'une harmonie entre les peuples.
Des vies sans couleur - Zoe Wicomb
Afrique du Sud, Le Cap. Une femme, sa vie de femme d'affaires, solitaire, un peu détachée. Elle se met à distance de tout : des autres, de la vie, des sentiments. Un article de journal relance sa mémoire : elle découvre ce que ses parents ont fait, elle découvre qu'elle est métisse. Difficile de comprendre que ce soit un drame. L'apartheid et à ses conséquences. Pas facile à lire (j'ai failli abandonner sur les 100 premières pages). Ce qui frappe ? L'auteur ne précise jamais la couleur de peau du personnage dont il est question, on le devine petit à petit. Ça crée un sentiment très bizarre à la lecture comme si le seul message du livre était "peu importe sa couleur de peau" mais qu'en même temps on ne parlait que de ça…
Lucy efface tout - Caroline Preston
Une femme artiste a fait fortune en concevant un jeu vidéo gente World of WarCraft. Son mari est à la tête de la société qui gère ce jeu, le numéro 2 est en préparation mais elle n'arrive pas à s'y mettre et la sortie du jeu a beaucoup de retard. Son mari la vire du projet. Après avoir découvert qu'il la trompait, elle décide de partir dans la cabane de son enfance au bord d'un lac et en profite pour expedier ses deux enfants, super geeks, dans un stage de canoë. Un peu "chick lit" mais pas trop, c'est assez sympa à lire.
Dans ma pile en ce moment, il y a du Katerine Pancol (pas sûr que je vous en parle de celui-là!!) et deux inconnus notoires. Demain, je ferais le plein à la bibliothèque. En projet aussi : acheter de quoi nourrir le reader que Chéri-Mari m'a offert. Et vous, vous lisez quoi ? Bon week-end !
Un homme dans sa cuisine
Qui n’a jamais pesté contre une recette mal expliquée, des proportions incompréhensibles ou même une pâte qui devrait monter mais qui pourtant n’en fait rien ? Oui, je sais, moi.
Je suis tombée sur un livre qui vous parle de tous ces petits tracas culinaires avec humour et poésie : Un homme dans sa cuisine de Julian Barnes.
C’est un essai et non ce n’est pas rébarbatif. C’est l’expérience d’un homme qui apprend à cuisiner sur le tard, seul face à son four, ses livres de recette et ses ustensiles. Je me suis beaucoup retrouvée dans ce qu’il dit et c’est très drôle.
Si vous aussi vous vous demandez ce qu’ils entendent par “oignon moyen”, si la cuillerée doit être rase ou bombée, si la peur de rater vous cloue parfois à vos torchons c’est que, comme J. Barnes (et comme moi) vous êtes de la famille des obsessionnels de la cuisine. C’est rafraichissant et déculpabilisant.
A lire d’urgence !
Et sinon, j’ai fait des meringues et… j’ai foiré la cuisson !!






